Les élus locaux ont normalement des compétences locales et non nationales. Il existe toutefois des exceptions à la règle…

Les maires d’abord, par dédoublement fonctionnel, assurent aussi des fonctions de l’État, comme la tenue de l’état civil. Et ce sont eux qui détiennent les clefs de la présidentielle, puisqu’il faut cinq cents signatures pour pouvoir présenter valablement sa candidature. Un centralisateur qui voudrait réduire les pouvoirs des élus locaux n’a ainsi aucune chance d’accéder à l’Élysée.

Il subsiste par ailleurs une compétence trop méconnue des élus départementaux : ils peuvent constituer, en cas de besoin, un Parlement de secours pour la France !

« Le non-recours à la loi Tréveneuc par Pétain, en juillet 1940, a d’ailleurs servi à démontrer l’illégalité du régime né à Vichy. »

On n’y pense guère en votant pour les conseillers départementaux — autrefois « conseillers généraux » — dont les compétences se bornent habituellement à l’action sociale (enfance, personnes handicapées, personnes âgées, revenu de solidarité active), aux routes départementales, ports et aérodromes, ainsi qu’à la gestion des collèges. C’est oublier la loi Tréveneuc de 1872, qui vient de fêter ses 150 ans.

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